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Salaire ou dividendes : où se situe votre point d’équilibre ?

Le simulateur teste toutes les répartitions possibles entre rémunération et distribution, de zéro à cent pour cent, et vous indique celle qui laisse le plus dans votre poche. Il vous dit aussi ce que cet optimum vous coûte en droits sociaux.

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SimulateurTaux et barème 2026
Votre statut de dirigeant Président de SAS ou de SASU, directeur général : assimilé salarié. Gérant majoritaire de SARL, gérant associé unique d’EURL, entrepreneur individuel : travailleur non salarié.
Le montant réellement disponible pour vous rémunérer et pour distribuer, une fois toutes les autres charges payées.
€ par an
Ils déterminent la tranche marginale dans laquelle votre rémunération viendra s’ajouter.
€ par an
1 pour un célibataire, 2 pour un couple marié ou pacsé, puis 0,5 par enfant à charge.
Uniquement pour les dirigeants non salariés : au-delà de 10 % de ce montant, les dividendes supportent les cotisations sociales des indépendants.

Méthode

Pourquoi l’optimum se déplace selon les années

Le taux réduit d’impôt sur les sociétés crée un palier

Tant que le bénéfice imposable reste sous 42 500 euros, la société est taxée à 15 %. Au-delà, chaque euro supplémentaire supporte 25 %. Une rémunération supplémentaire, déductible du résultat, peut donc faire basculer la société sous ce seuil et changer complètement l’équation. C’est souvent là que se situe le point d’équilibre que le simulateur identifie.

La progressivité de l’impôt sur le revenu joue en sens inverse

La rémunération s’ajoute aux autres revenus du foyer et supporte le barème progressif : 11 %, puis 30 %, puis 41 %. Les dividendes, eux, subissent un prélèvement forfaitaire de 30 % quel que soit le niveau de revenu. Mécaniquement, plus vos autres revenus sont élevés, plus la distribution devient intéressante — ce que le simulateur matérialise dès que vous renseignez le champ correspondant.

Le statut du dirigeant déplace tout

Un président de SAS paie environ 80 centimes de cotisations pour un euro de rémunération nette, contre 45 centimes pour un gérant non salarié. Mais le gérant non salarié voit ses dividendes soumis aux cotisations sociales au-delà de 10 % du capital et du compte courant. Les deux courbes ne se croisent donc pas au même endroit, et l’optimum d’un statut n’a rien à voir avec celui de l’autre.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut vérifier avant d’appliquer le résultat

Puis-je me verser uniquement des dividendes ?

Rien ne l’interdit, mais la conséquence est directe : sans rémunération, un président de SASU ne valide aucun trimestre de retraite et n’ouvre droit à aucune indemnité journalière. Un gérant non salarié, lui, reste redevable de cotisations minimales. La question n’est donc pas de savoir si c’est possible, mais si vous acceptez le coût différé de ce choix.

À quel moment décider ?

La rémunération se décide en cours d’exercice et se pilote mois par mois. Les dividendes, eux, ne peuvent être votés qu’après approbation des comptes, sur un bénéfice distribuable constaté. L’arbitrage se prépare donc en amont : attendre la clôture pour y réfléchir, c’est se priver de la moitié des leviers.

Un acompte sur dividendes est-il possible ?

Oui, sous conditions strictes : établissement d’une situation comptable intermédiaire certifiée par un commissaire aux comptes et existence d’un bénéfice depuis la clôture du dernier exercice. Dans la plupart des petites structures sans commissaire aux comptes, cette voie est fermée.

Une distribution excessive peut-elle être remise en cause ?

La distribution de dividendes fictifs, c’est-à-dire en l’absence de bénéfice distribuable, expose le dirigeant à une responsabilité civile et pénale. À l’inverse, une rémunération manifestement excessive au regard des fonctions exercées peut être réintégrée au résultat par l’administration. Les deux excès se sanctionnent.

Le simulateur intègre-t-il la holding ?

Non. Lorsque les titres sont détenus par une holding soumise à l’impôt sur les sociétés, le régime mère-fille exonère les dividendes reçus à hauteur de 95 %. L’arbitrage se déplace alors vers la question de savoir ce que vous financez avec ces sommes. C’est une analyse à part entière.

Pour aller plus loin

Les ressources liées

Salaire ou dividendes : l’analyse complète — les critères non chiffrables de l’arbitrage.

Fiscalité des dividendes — forfait ou barème, l’autre arbitrage à ne pas manquer.

Fiscalité — la page d’expertise du cabinet.

Droit des sociétés — gouvernance, statuts, décisions d’associés.

Faites relire votre arbitrage avant de le mettre en place

Un échange de quinze minutes permet souvent d’identifier le paramètre que le simulateur ne pouvait pas connaître. Il est sans engagement.