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Salaire ou dividendes : où se situe votre point d’équilibre ?
Le simulateur teste toutes les répartitions possibles entre rémunération et distribution, de zéro à cent pour cent, et vous indique celle qui laisse le plus dans votre poche. Il vous dit aussi ce que cet optimum vous coûte en droits sociaux.
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Le point d’équilibre théorique ne tient pas compte de votre âge, de vos trimestres déjà validés, d’un projet immobilier, d’une couverture prévoyance existante ou d’un pacte d’associés. Transmettez-nous votre simulation : nous vous adressons une lecture écrite de l’arbitrage.
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Méthode
Pourquoi l’optimum se déplace selon les années
Le taux réduit d’impôt sur les sociétés crée un palier
Tant que le bénéfice imposable reste sous 42 500 euros, la société est taxée à 15 %. Au-delà, chaque euro supplémentaire supporte 25 %. Une rémunération supplémentaire, déductible du résultat, peut donc faire basculer la société sous ce seuil et changer complètement l’équation. C’est souvent là que se situe le point d’équilibre que le simulateur identifie.
La progressivité de l’impôt sur le revenu joue en sens inverse
La rémunération s’ajoute aux autres revenus du foyer et supporte le barème progressif : 11 %, puis 30 %, puis 41 %. Les dividendes, eux, subissent un prélèvement forfaitaire de 30 % quel que soit le niveau de revenu. Mécaniquement, plus vos autres revenus sont élevés, plus la distribution devient intéressante — ce que le simulateur matérialise dès que vous renseignez le champ correspondant.
Le statut du dirigeant déplace tout
Un président de SAS paie environ 80 centimes de cotisations pour un euro de rémunération nette, contre 45 centimes pour un gérant non salarié. Mais le gérant non salarié voit ses dividendes soumis aux cotisations sociales au-delà de 10 % du capital et du compte courant. Les deux courbes ne se croisent donc pas au même endroit, et l’optimum d’un statut n’a rien à voir avec celui de l’autre.
Questions fréquentes
Ce qu’il faut vérifier avant d’appliquer le résultat
Puis-je me verser uniquement des dividendes ?
Rien ne l’interdit, mais la conséquence est directe : sans rémunération, un président de SASU ne valide aucun trimestre de retraite et n’ouvre droit à aucune indemnité journalière. Un gérant non salarié, lui, reste redevable de cotisations minimales. La question n’est donc pas de savoir si c’est possible, mais si vous acceptez le coût différé de ce choix.
À quel moment décider ?
La rémunération se décide en cours d’exercice et se pilote mois par mois. Les dividendes, eux, ne peuvent être votés qu’après approbation des comptes, sur un bénéfice distribuable constaté. L’arbitrage se prépare donc en amont : attendre la clôture pour y réfléchir, c’est se priver de la moitié des leviers.
Un acompte sur dividendes est-il possible ?
Oui, sous conditions strictes : établissement d’une situation comptable intermédiaire certifiée par un commissaire aux comptes et existence d’un bénéfice depuis la clôture du dernier exercice. Dans la plupart des petites structures sans commissaire aux comptes, cette voie est fermée.
Une distribution excessive peut-elle être remise en cause ?
La distribution de dividendes fictifs, c’est-à-dire en l’absence de bénéfice distribuable, expose le dirigeant à une responsabilité civile et pénale. À l’inverse, une rémunération manifestement excessive au regard des fonctions exercées peut être réintégrée au résultat par l’administration. Les deux excès se sanctionnent.
Le simulateur intègre-t-il la holding ?
Non. Lorsque les titres sont détenus par une holding soumise à l’impôt sur les sociétés, le régime mère-fille exonère les dividendes reçus à hauteur de 95 %. L’arbitrage se déplace alors vers la question de savoir ce que vous financez avec ces sommes. C’est une analyse à part entière.
Pour aller plus loin
Les ressources liées
Salaire ou dividendes : l’analyse complète — les critères non chiffrables de l’arbitrage.
Fiscalité des dividendes — forfait ou barème, l’autre arbitrage à ne pas manquer.
Fiscalité — la page d’expertise du cabinet.
Droit des sociétés — gouvernance, statuts, décisions d’associés.
Faites relire votre arbitrage avant de le mettre en place
Un échange de quinze minutes permet souvent d’identifier le paramètre que le simulateur ne pouvait pas connaître. Il est sans engagement.