06 79 48 66 35

contact@startavocat.fr

Vendée · Nantes · La Rochelle · Paris

Expertise · Contrôle & contentieux

Contrôle fiscal : procédure, réponse et voies de recours

Un contrôle fiscal n’est pas un accident : c’est une procédure, avec des étapes, des délais et des garanties. Ce qui se joue réellement, c’est la qualité des échanges écrits et la solidité de la position défendue dès la première réponse.

Premier échange gratuit · 15 minutes

Les formes de contrôle

ProcédureObjetCe qu’il faut savoir
Contrôle sur piècesExamen des déclarations depuis le bureauSe manifeste souvent par une demande de renseignements ou de justifications. La réponse écrite engage l’entreprise pour la suite.
Vérification de comptabilitéContrôle sur place de la comptabilité de l’entreprisePrécédée d’un avis de vérification (article L. 47 du livre des procédures fiscales) mentionnant la faculté de se faire assister d’un conseil de son choix.
Examen de comptabilitéContrôle à distance, à partir du fichier des écritures comptablesLe fichier doit être transmis dans un format normalisé et dans un délai contraint.
Examen contradictoire de la situation fiscale personnelleCohérence entre revenus déclarés et situation patrimoniale du dirigeantSouvent engagé parallèlement au contrôle de la société. Les flux entre la société et le dirigeant sont examinés en priorité.

Le déroulement, étape par étape

  • Avis de vérificationIl ouvre la procédure, indique les exercices vérifiés, la date de la première intervention et le droit à l’assistance d’un conseil. La charte des droits et obligations du contribuable vérifié est opposable à l’administration.
  • Opérations de contrôleÉchanges avec le vérificateur, communication des pièces, entretiens. Chaque explication orale devrait être confirmée par écrit : seuls les écrits demeurent au dossier.
  • Proposition de rectificationActe motivé exposant les rehaussements envisagés, leur fondement légal et leur montant (article L. 57 du livre des procédures fiscales). Elle interrompt la prescription et ouvre le délai de réponse.
  • Réponse du contribuableTrente jours, prorogeables de trente jours sur demande. C’est l’étape déterminante : elle fixe le périmètre du débat pour toute la suite.
  • Réponse aux observationsL’administration maintient, abandonne ou réduit les rectifications. Un désaccord persistant ouvre l’accès au supérieur hiérarchique, puis à l’interlocuteur départemental.
  • Commission compétentePour certains chefs de rectification, la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires peut être saisie et rendre un avis.
  • Mise en recouvrementAvis de mise en recouvrement des droits, intérêts de retard et éventuelles majorations.
  • Phase contentieuseRéclamation contentieuse préalable, assortie le cas échéant d’une demande de sursis de paiement, puis saisine du juge administratif ou judiciaire selon l’impôt concerné.
  1. 1Avis
  2. 2Contrôle
  3. 3Échanges
  4. 4Proposition de rectification
  5. 5Réponse
  6. 6Recours hiérarchique
  7. 7Contentieux

Les sujets qui reviennent le plus souvent

  • Flux entre la société et son dirigeant : compte courant, avantages en nature, remboursements de frais, rémunérations non justifiées.
  • Prestations intragroupe : réalité et prix des management fees, conventions de trésorerie, refacturations.
  • Prix de transfert dès qu’il existe des flux transfrontaliers, même modestes.
  • TVA : territorialité, taux appliqués, droit à déduction, autoliquidation.
  • Charges déductibles : acte anormal de gestion, dépenses somptuaires, abandons de créance.
  • Régimes de faveur : mère-fille, intégration fiscale, report d’imposition, exonérations sectorielles, dont le respect des conditions formelles est systématiquement vérifié.
Ce qui aggrave un dossier

Répondre tardivement, répondre sans documenter, laisser s’installer une version orale non confirmée, ou reconnaître un principe pour gagner du temps. Les majorations pour manquement délibéré se nourrissent de ces imprudences : elles se discutent sur le terrain de l’intention, et cette discussion se prépare dès la première réponse écrite.

Ce que fait concrètement le cabinet

01

Avant

Revue des positions sensibles, sécurisation documentaire, vérification des conditions formelles des régimes appliqués, préparation des interlocuteurs.

02

Pendant

Cadrage des échanges avec le vérificateur, maîtrise des écrits, rédaction de la réponse à la proposition de rectification, recours hiérarchiques.

03

Après

Réclamation contentieuse, demande de sursis de paiement, transaction lorsqu’elle est opportune, représentation devant le juge de l’impôt.

Questions fréquentes

Sur quelles années l’administration peut-elle revenir ?
Le droit de reprise s’exerce en principe sur les trois années précédant celle au cours de laquelle il est exercé, en matière d’impôt sur les sociétés et d’impôt sur le revenu. Des délais plus longs existent, notamment en cas d’activité occulte ou de manquements graves.
Faut-il accepter la proposition de rectification pour limiter les pénalités ?
L’acceptation peut être opportune sur certains chefs et inopportune sur d’autres. Elle se décide chef par chef, après analyse du fondement juridique et des conséquences sur les exercices suivants — pas globalement, sous la pression du délai.
Le paiement est-il exigible pendant le contentieux ?
La réclamation peut être assortie d’une demande de sursis de paiement, qui suspend l’exigibilité, le cas échéant contre la constitution de garanties. Cette demande doit être formulée dans les formes et à temps.
Le contrôle de la société peut-il s’étendre au dirigeant ?
Oui, et c’est fréquent. Les rehaussements opérés au niveau de la société peuvent entraîner l’imposition de revenus distribués entre les mains du dirigeant. La défense doit donc être conduite de manière coordonnée.

Sujets liés

Analyse à jour des textes applicables au 13 août 2026.

Vous avez reçu un avis ou une proposition de rectification

Les délais courent. Un échange rapide permet de déterminer la stratégie de réponse et les pièces à réunir.