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Droits d’auteur et logiciels

Protection automatique, régime spécifique du logiciel, contrats de cession : ce qui distingue vraiment vos créations d’un actif réellement exploitable.

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Une protection automatique, mais difficile à prouver

Le droit d’auteur protège toute création originale du seul fait de sa réalisation, sans dépôt ni formalité. Cet avantage apparent est aussi la principale difficulté pratique : en cas de contestation, c’est à celui qui revendique la qualité d’auteur de démontrer la date et le contenu de sa création.

Une enveloppe Soleau, un dépôt auprès d’un tiers de confiance ou, plus simplement, une documentation datée et conservée de manière probante permettent de sécuriser cette preuve avant qu’un litige ne survienne.

Le logiciel, un régime à part

Le code source, l’architecture et la documentation d’un logiciel sont protégés par le droit d’auteur, mais selon des règles qui dérogent au droit commun sur un point essentiel : lorsque le logiciel est créé par un ou plusieurs salariés dans l’exercice de leurs fonctions, les droits patrimoniaux sont dévolus à l’employeur, sauf disposition contraire.

Ce mécanisme ne joue pas de la même manière pour un développement confié à un prestataire externe ou à une société de développement : en l’absence de clause de cession expresse, le prestataire reste en principe titulaire des droits, ce qui peut bloquer une revente, une levée de fonds ou même une simple évolution du produit.

Ce qu’un contrat de développement doit prévoir

Au-delà du prix et du calendrier, un contrat de développement solide règle notamment :

  • La cession expresse des droits patrimoniaux sur le code, la documentation et les livrables, pour chaque mode d’exploitation envisagé.
  • La titularité du code source et des éventuelles bibliothèques ou briques open source intégrées, avec leurs licences respectives.
  • Les garanties d’originalité et de non-contrefaçon apportées par le développeur.
  • Le cas échéant, un séquestre du code source (dépôt chez un tiers) au bénéfice du client en cas de défaillance du prestataire.
  • La maintenance et l’évolution du logiciel après la livraison initiale.

Questions fréquentes

Un logiciel développé par un stagiaire ou un freelance appartient-il à l’entreprise ?

Pas automatiquement. Le régime favorable à l’employeur pour les créations de salariés ne s’applique pas de la même façon aux stagiaires et aux prestataires indépendants : une clause de cession de droits est indispensable dans leur contrat ou leur convention de stage.

Faut-il déposer un logiciel pour le protéger ?

Le dépôt n’est pas une condition de la protection, mais il facilite grandement la preuve de la date de création et du contenu exact des éléments protégés en cas de litige.

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